VANUATU

VANUATU : Un pays de partage…

Étape 1 : Efate

Jour 1 :

Port Vila se trouve à 1h seulement de Nouméa. Pour un vol à 8h, nous avons donc dû partir à 3h15 du matin puisque l´aéroport de Tontouta ( Nouméa) est à  3h de route de Koné.
Petite anecdote : Nous avons fait 3 tentatives d’atterrissage avant de pouvoir poser l´avion en raison du manque de visibilité sur la zone de l´aéroport ! Ces 3 petits tours en avion m’ont permis d’apprécier cet instant suspendu d´un arc-en-ciel au dessus de la côte et…en dessous de mon regard, ce  qui est assez inédit.

Suspense : « Ainsi font font font… » les hélices de l´avion…3 petits tours et…ne s´en vont pas ! Ouf ! 😅

Chuuuut instant parfait ❤️

TRANSPORT :

Trajet aéroport- centre de Port Vila :
1500 vatus pour 2 en minibus.

INTERNET :

Nous avons acheté une carte sim 400 vatus dans une cabane de l’opérateur « digicel », puis il faut la recharger via Internet sur l’application du même opérateur.

Au final, il faut transformer votre forfait téléphones en data si vous souhaitez utiliser votre forfait pour internet hors wifi. Je ne l´ai su qu´en passant dans la boutique après plusieurs jours à ne pas comprendre pourquoi je ne pouvais pas accéder à internet avec la 4G. Je vous conseille donc d´acheter votre forfait chez Vodafone, ce sera peut-être moins compliqué !

LE MARCHÉ :

Nous nous arrêtons au marché de fruits et légumes ouvert 24/24, nous en prenons plein les yeux : des bananes de toutes sortes, des fruits à  pain ( gros fruit vert à  picots), des branches de cacahuètes, des tarots, des haricots serpents, des mangues, des ananas de taille gigantesque…

Il y a un espace de restauration familiale sur place où des mamas cuisinent des plats dans de grandes marmites dans lesquelles mijotent des morceaux de viande ou de poisson accompagnés de riz, manioc et salade de papaye verte. C´est bon, copieux, pas cher.

Assiette complète : 500 vatus

HÉBERGEMENT :

Blue Pango :

Le site est calme, bien agencé mais le chemin pour y accéder est boueux et jonché de déchets…
Pour 27 euros par nuit ( environ 4000 vatus), il n´y a rien à redire, c´est la guest house la moins cher de tout Port Vila. De plus, il y a une salle de bain dans la chambre ( avec douche froide mais étant habituée au camping en Calédonie, la salle de bain privative reste un luxe) et une kitchenette ( il faut demander les ustensiles au gérant).
Le frigidaire fonctionne mal, j´ai eu la mauvaise expérience de vouloir conserver des légumes du jour au lendemain…J´ai eu une petite intoxication alimentaire…
Heureusement, à Port Vila, il est toutefois facile de trouver des petits plats pas chers chaque jour au marché, sur le bord de la route…

PANGO BEACH :

L´accès est payant si vous êtes véhiculé. La plage est agréable pour faire trempette, en revanche, il est difficile d´y nager car il y a beaucoup de gros cailloux dans l´eau, mais moins blessants que devant l´hôtel.

SE DÉPLACER EN BUS:
aller-retour au centre : 150 vatus / pers prix fixe

Hormis la route principale,  il n´y a que des chemins de terre minés de nids de poule et de flaques.

Le chemin d´accès à  la guest house est recouvert de boue et de déchets…

jour 2 :

Le temps n´est pas au beau fixe. Les averses sont régulières et le soleil semble mis au cachot!

Nous marchons un long moment avant de trouver un bus pour nous emmener aux cascades de Mele.
Comme souvent, le bus est plein. Nous faisons divers détours pour déposer les personnes. L´une d´elles est une personne âgée amputée de la jambe qui se rend à l´hôpital, nous sommes plusieurs à  l´aider à  descendre de la haute marche pour qu´elle regagne son siège de fauteuil roulant à  l´extérieur. J´imagine la difficulté de ses déplacements et les soins sûrement rudimentaires qui lui sont apportés au sein de cet établissement qui ressemble plus à un dispensaire qu´à  un hôpital de capitale…

LES CASCADES DE MELE :

Le site est splendide. Il est l´image même du paradis à mes yeux : la végétation luxuriante, les diverses fleurs aux couleurs vives, les fruits tropicaux qui poussent à profusion, le bruit de la rivière  bleue entre les petits rochers, les chants des oiseaux et des insectes, la tranquillité…

Attention : 1000 vatus / personne l´accès au premier site très bien aménagé avec des assiettes de fruits frais que vous pouvez déguster au bord de l´eau + 2000 vatus / personne le site de la cascade ( terre achetée par un chinois fin 2022) sans aucune prestation supplémentaire !

Les cascades sont impressionnantes et vous pouvez accéder très près en faisant attention à  votre marche.

La pluie est de plus en plus forte, il faut vite se replier sur le centre de Port Vila et donc trouver un bus au plus vite!

jour 3:

Il pleut le matin puis il fait encore très  nuageux…
Nous trouvons un chauffeur à  l´aprem pour 9500 vatus pour 2, c´est cher mais vu le temps, nous n´avons pas le choix…
Il nous dit que nous avons droit à  2/3 arrêts.

BLUE LAGOON:

très grande piscine bleu flashy avec des aménagements pour se poser au bord de l´eau, des tables sous des farés, des cordes pour se balancer comme Tarzan.

Il n´y a presque personne, c’est un très chouette endroit ! Bien sûr le soleil manquait pour pouvoir apprécier davantage la baignade mais le site vaut le coup tout de même et il est bien aménagé.

ETON BEACH ( ci-dessous):
une jolie plage avec une eau très bleue malgré  le temps maussade et les récentes pluies.

DRY CREEK:
Comme il ne faisait toujours pas chaud, nous avons seulement fait un stop sur cette plage pour ramasser des coquillages puis avant de partir j´ai marqué ma présence d´une petite inscription avec les éléments que j´avais autour de moi.

Nous tentons de visiter la fabrique de chocolat Aelan mais…elle est fermée ! C´est un peu la journée de la loose 😅 mais on épuise les ressources jusqu’au bout !

Sur la route nous faisons une halte pour acheter des tranches de pastèque 🍉 et un lap lap de poisson, du fruit à pain bouilli au lait ou eau de coco, une tranche de gâteau à  la coco.
Tout cela  pour 500 vatus !

jour 4 :

Le matin au réveil, il pleut trop fort pour bouger de l´hôtel. J´en profite pour travailler et poursuivre l’organisation du voyage.
En fin de matinée, le temps est maussade mais les averses ont cessé. Nous profitons de l´accalmie pour marcher afin de trouver un minibus ou un chauffeur pour faire un tour vers le sud de l’île. Un chauffeur nous interpelle devant un hôtel de la rue, nous négocions les prix du tour : 6000 vatus pour 2 la demi-journée. C´est un bon prix comparé au prix d’une location de voiture …

Impossible de prévoir une activité sur toutes les belles rivières d’Efate, l´eau est marron ! Il faut changer de plan !

REEF ZOOLOGICAL :

Nous visitons le « Reef zoological « , nous étions les seuls visiteurs à  l’intérieur et je peux vous dire que j´en ai bien profité ! J’ai passé un long moment  avec les tortues malades ( elles ont ingéré trop de plastique…) que l’équipe soigne en attendant qu’elles reprennent des forces pour les relâcher dans l’océan.

Ca se voit que je suis heureuse?! 😁


J’ai jeté mon dévolu sur un iguane. Cette

petite bête est particulièrement affectueuse et se nourrit exclusivement de fleurs d´hibiscus et de fruits ( comme moi les iguanes adorent la mangue !).

Regardez-moi ce bébé!


Vous pouvez aussi voir des roussettes ( en gros chauve-souris du Pacifique), elles sont hyper mignonnes!!!! Mais ça me rend triste de voir ces animaux en cage…


Enfin la rencontre avec le gros cochon sauvage était sympathique : il aimait tellement mes caresses que quand je le caressais, il grognait de plaisir, fermait les yeux et se mettait sur le flanc!

Que faire maintenant avec ce temps maussade et ces grosses vagues qui se brisent sur les rochers?

On voit sur la carte ce site :
Le  » Rainbow Parrot natural Park », sur le papier ca semble pas mal, en arrivant sur les lieux, le parc est fermé.

Sur le chemin, nous croisons un pêcheur qui vend ses poissons dans la rue.

Le pêcheur en question

Un peu partout en ville mais surtout sur les routes, des femmes tiennent des stands, souvent de fruits et légumes.

le kava :

Paco nous emmène dans son quartier où ses amis fabriquent le kava puis nous emmène dans le bar ( le nakamal) où cet ami le vend.

Un autre ami de Paco, Alex ( portant le t-shirt « Fiji » sur la photo insiste pour nous nous offrir la première bolée, il l’accompagne de frites pour atténuer le goût très prononcé ( et pas vraiment agréable il faut l´avouer) de cette boisson.

Ma tradition veut que nous disions  » Malok » avant de le boire d´un trait. Nous nous exécutons, sans surprise, ce n´est pas bon et c´est très fort! Les vanuatais consomme surtout le kava pour ses effets relaxants. Normalement, il est interdit aux femmes d´en consommer mais cela change petit à petit. Dans les îles du sud du Vanuatu, la racine est d’abord mâchée par une personne!

Alex est très cool, on parle de tout et de rien, de nos emplois respectifs, de nos origines, de nos religions ( ou pas) et de magie vaudou ! Paco me dit qu´actuellement dans certaines tribus, la magie est utilisée à mauvais escient. Il me raconte qu’ils tuent des australiens pour les voler puis transforment l’apparence des défunts touristes pour qu’on ne puisse pas les reconnaître…J’entends cela comme des légendes mais cela m’intrigue !

jour 5:

Le soleil peine à  percer les nuages. pour couronner le tout, une nouvelle forte dépression est annoncée pour 12h. Difficile de trouver la motivation quand on sait que toutes les activités prévues vont être à  nouveau compromises…

Paco nous emmène dans l´ouest et le nord de l´île.
La malédiction continue :
L´île d´HIDEAWAY est fermée.

Le ponton pour rejoindre Hideaway

Le secret garden ( jardin botanique ) est également fermé.
Nous prenons la route pour Port Havannah, la route est vallonnée, jalonnée d´arbres à  santal.

PORT HAVANNAH :

Il y a un petit restaurant. Soit vous pouvez vous poser sur la plage pour 500 vatus ( les plages sont sur des propriétés privées au Vanuatu) ou bien vous mangez sur place ( les plats sont à  2200 vatus) et l’accès à  la plage est inclus. Il n’y avait qu´une famille sur la petite bande sable devant le restaurant. Nous avons complété notre collection de coquillages. Le snorkeling est assez sympa, j’ai vu sur ce spot les plus gros bénitiers jamais observés jusque-là, à quelques mètres de la plage seulement et un poisson vraiment étrange avec des nageoires qui ressemblaient à des ailes de chauve-souris !

Port Havannah

Il a commencé à  pleuvoir alors nous avons décidé  de visiter le tout petit musée de la Seconde guerre mondiale.

LE MUSÉE DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE :

entrée : 500 vatus

C’est assez touchant de voir tous les objets collectés sur la plage par le grand-père du jeune homme qui tient la « boutique ».
Je crois que ce musée pourrait avoir la première place dans le guiness record des plus petits musée du monde!

Il y a une touche d´humour sur les murs peints du musée, je vous laisse apprécier le jeu de mots!

Paco s´arrête acheter des bananes juste devant un énorme étrangleur! Je vous rassure c´est un arbre!

LA FABRIQUE DE CAFÉ :

entrée libre

Nous « visitons » la fabrique de café, qui a repris les « locaux de la première mission chrétienne (construite par des vietnamiens en 1903).
Robert vous explique rapidement la manière  de fabriquer le café : les grains viennent de l´ile de Tanna et ils produisent types de café : expresso, noir et médium. 
Vous pouvez bien sûr acheter votre café  et même votre sac de jute.

Il y a une petite terrasse pour manger un bout, je n´avais toujours pas manger de vrai repas à 15h…( je précise que ce jour-là, une fois n´est pas coutume, ils n´avaient plus de tomates, d´aubergines, de basilic ni de poulet 😅), mais j´ai dégusté un excellent mocha et un excellent carrot cake ( pas très typique je sais!) mais j´avais besoin de combler ma frustration 😁.

LE MUSÉE DU VANUATU :

Direction le musée du Vanuatu!
1000 vatus / personne.


Pas très grand mais intéressant pour découvrir et comprendre un peu mieux la culture du pays.

LE BEACH BAR :

C´est vendredi soir, j´avais vu que chaque vendredi à  19h avait lieu un spectacle de feu sur la plage du beach bar, j´avais réservé à  l´avance, arrivée au bar, on me dit que je ne suis pas sur la liste, je n´ai donc pas de table et je verrai le spectacle de loin ( cela ne m´étonne pas vraiment puisque je n´avais pas reçu de confirmation et que mon email du matin n´avait pas pu être envoyé ( merci Digicel les voleurs!!!)
Au beach bar, c´est ambiance touristes,  les prix sont toutefois corrects et l´accueil est agréable.

Les cocktails sont bons. Et surtout le spectacle est vraiment de très bonne qualité ! C´est un régal pour les yeux de voir les performeurs manier les flambeaux avec autant de dextérité, de synchronisation, de créativité. Le spectacle s´achève avec la performance d´un « voltigeur ».

Je mange un bout rapidement, à la table d´Alex, son oncle et son ami que nous retrouvons par hasard.

J´ai beaucoup aimé cette soirée !

Étape 2 : Espiritu Santo

jour 6 :

Départ sous la pluie battante, sac sur le dos pour trouver un taxi. Le seul bus qui passe est plein. Le temps passe et l´heure du vol pour Espiritu Santo se rapproche.
Nous tombons sur Peru, un chauffeur de minibus très chaleureux qui nous amène à  destination pour 1000 vatus.

L´avion part avec 40 min de retard au moins, tant mieux cela laisse le temps d´avaler un petit sandwich et de commencer mon travail personnel du jour que je poursuivrai dans l´avion.
La vue du ciel est splendide et laisse voir des dizaines d´îles vierges un peu partout.

Pour préparer notre voyage à Santo, nous avons fait appel à Zaza. Un chauffeur nous attend ( 1000 vatus le transfert jusqu´au centre) nous emmène retirer de l´argent, transformer notre abonnement Digicel en data dans une de leur boutique et acheter 2/3 bricoles ( industrielles puisque pas le choix) à  manger.
Puis la route jusqu’à Port Orly avec arrêt au trou bleu de Namba et la plage de Lonnoc nous coûtera la modique somme de 6000 vatus par personne: ironie bien sûr!


Nous nous arrêtons un instant devant la maison de Zaza pour le brief sur l´organisation puis nous partons direction  le Nord vers Port Orly. Le soleil apparaît enfin et la route de campagne est très jolie!!!

Une nature tranquille…

Des vaches broutent au milieu des cocotiers, les poules traversent la route, quelques pick up transporte des personnes debout dans la benne…La belle vie, pour nous en tout cas.


Pendant le trajet, nous échangeons avec le chauffeur, Damas au sujet de l´indépendance, le Vanuatu bénéficie encore de l´aide de certains pays ( la Chine qui a bâti une école secondaire, les États Unis qui ont construit une route, la France qui apporte une aide dans l´Éducation, etc.) Il dit qu´à son avis les kanaks vont plus perdre que gagner s´ils deviennent indépendants.
De plus, les chinois ont profité de la faillite de certains commerces vanuatais pour les racheter pour une poignée de cacahuètes…

LE TROU BLEU DE NAMBA :

Le premier arrêt est le trou bleu de Namba : l´endroit est vraiment paradisiaque, assez peu fréquenté, l´ambiance est familiale, bon enfant. Nous parlons avec la famille qui a investi les lieux, nous troquons nos masques et tubas contre un fruit ( le naus en bislama), une sorte de poire assez ferme.
La végétation est tellement hypnotisante que j´essaie de mémoriser la forme, la taille et la couleur de chaque feuille d´arbre…
Quelques escaliers et planches en bois permettent de profiter pleinement de la baignade.

Vous pouvez aussi  vous désaltérer au bar sous un  faré faisant face au trouble bleu.

Le seul problème de tous ces jolis endroits, que ce soit les trous bleus, les bords de rivières ou les bords de mer c´est qu´ils sont envahis de mouches, ne vous attendez donc pas à  vous endormir tranquillement sous un arbre, elles viendront vous piétiner le corps et le visage!

Et c’est reparti!
Sur la route comme en Calédonie, nous nous arrêtons sur les petits stands de nourriture,  pas cher du tout ( 200 vatus le gros ananas par exemple). J´aime beaucoup ce principe de pouvoir faire avec la surprise de ce que la nature propose! Et puis c’est rarement une mauvaise surprise au Vanuatu tant les fruits sont savoureux!

Damas nous montre différents arbres : l´arbre à kava dont on exploite la racine, l´arbre à pain, l´arbre à  nonis ( aux vertus médicinales pour les personnes diabétiques).

LA PLAGE DE LONNOC :

Au bout d´un chemin de terre bossu et caillouteux nous découvrons la plage de Lonnoc, où quelques cocotiers ont élu domicile à  même le sable! Justement ce sable….ahhh ce sable…quand j´ai posé  mes pieds nous dessus, j´ai eu un choc, son grain doux et velouté m´a ému aux larmes, le même choc que j´avais reçu à Lifou en posant mes petits pieds sur la plage de Luenghoni. Je fais ma petite pause « Land art » puis nous poursuivons la route!

PORT OLRY :

Dans le village de Port Olry, en face de chez Tarcesius, on fait le feu dans lequel les plats seront mijotés

La plage de Port Olry à la tombée de la nuit

L’océan : grand terrain de jeu des enfants chaque fin d’après-midi…

Nous arrivons chez Tarcesius, le frère de Damas qui nous fait faire le tour de son quartier de Port Olry. La ville se compose de 3000 habitants répartis sur 5 zones / quartiers. C´est le 2e plus gros village de l´archipel ? Je pense qu´il voulait dire de l´île  de Santo ou bien parlait-il en terme de village et non de ville?
Le bungalow est mignon, à une dizaine de mètres de la plage, l´ambiance est toujours aussi agréable. C´est la fin d’après-midi et de nombreux enfants jouent dans l´eau. Nous allons commander notre repas du soir préparé par la belle-sœur puis nous allons acheter de l´eau et du lait au « magasin » : je n´en ai jamais vu de tel! On se croirait au milieu du siècle dernier avec quelques rayonnages en bois dont beaucoup dont vides, quelques boites de conserves et, sur le comptoir des bonbonnes en verre contenant des sucreries.

Partout, des poules suivies de leurs poussins grattent le sol à  la recherche de vermiceaux, des cochons sont enfermés dans leur enclos, ça me fait mal au cœur de voir la peur qu´ils ont quand je m´approche d´eux, ils me prennent clairement pour un acheteur alors que moi je ne veux que les caresser…
Enfin, Tarcesius nous emmène au traditionnel nakamal, le « bar à kava ».

jour 7 :

Nous passons une nuit correcte malgré les aboiements des chiens et les cris des coqs avant le lever du soleil. J´ai eu froid mais ça va, la journée sera la plus facile du séjour jusqu´ici donc tout va bien.
Tarcesius a déposé une boîte avec le petit- déjeuner à l´intérieur, il sera dégusté sur les tables en bois à  l´ombre sur la plage. Ce serait le paradis si les nombreuses mouches ne venaient pas nous piétiner sans arrêt du matin au soir! Il faut dire que les poules sont présentes partout donc forcément les mouches ne sont jamais loin!
Soudain j´entends beugler tout proche, surprise : une vache et des veaux débarquent sur la plage escortés par un chien!

Vache et veaux gambadant joyeusement sur le sable, se trempant les gambettes de temps à autre! Une belle scène de film!

C´est marée  basse : l´objectif est d´explorer la petite île en face!
Un groupe d´adolescentes endimanchées font un selfie devant la mer, j´en profite pour leur glisser un petit compliment sur leurs jolies tenues colorées et leur demander de « poser » pour moi!


Des pêcheurs sur leur étroite pirogue traditionnelle passent de temps en temps devant la langue de sable. La vie est douce et simple à Port Olry.

Sur l´île en face, surgissent en silence une maman sanglier et ses 4 petits, cette  rencontre est assez étonnante: on ne s’attend pas à voir une famille de sangliers sauvages à  quelques mètres de l´océan sur une île inhabitée !

Le tour de l´île en PMT prend un certain temps mais je prends toujours autant de plaisir à glisser à quelques centimètres des coraux comme un tapis volant au-dessus d´un aquarium géant, à me faufiler entre les bancs de poissons, à déchiffrer et mémoriser les motifs improbables de leurs robes…Tout un monde ignoré pour celui qui n´y plonge pas la tête !

Elle n´est pas bizarre cette petite bête ?! C´est un cinq doigts ( l´appellation sept doigts existe aussi).

Il est l´heure du déjeuner. Nous partons à  la recherche de nourriture, en demandant à  droite à gauche, on finit par tomber sur un faré avec une vingtaine de femmes assises, quelques enfants et quelques  chiens. Les femmes nous préparent des énormes portions de lap lap ( galette de manioc), riz et viande pour 850 vatus.
L´après-midi, nous posons le hamac- moustiquaires pour chiller et bouquiner. Puis nous jouons dans les vagues dans cet océan enchanteur.

jour 8:


Le réveil sonne à 5h30, le sommeil a été  bousculé par de multiples bruits d’animaux et les grondements du tonnerre rythmant toutes les heures de la nuit. Mais peu importe, ce qui me préoccupe c´est que la superbe expédition aux millenium caves est sérieusement remise en question par la pluie…Dans le taxi (1000 vatus) qui nous dépose à  Luganville, nous décidons d´annuler cette sortie par prudence. S´il pleut, marcher dans l´eau glacée et les grottes pourraient rendre la randonnée désagréable, alors vu le prix, on s’en passera!

Nous déposons les affaires au bungalow « Vire lodge » et repartons aussitôt.

LE VIRE LODGE ( Luganville) :

Nous déposons les affaires au bungalow « Vire lodge », puis nous prenons un bus pour rejoindre la plage « Millénium point ».

PLAGE MILLENIUM POINT :

Je conseille vivement ce site de plongée en PMT. On se retrouve plonger ( c’est le cas de le dire) dans l´Histoire en découvrant une épave de bateau, pas celle du fameux  « Coolidge » qui, lui, a coulé sur la même baie un peu plus loin et plus profond.
Le « Coolidge » était un navire réhabilité pour la Seconde guerre mondiale, qui a sauté sur des mines avant de couler non loin des côtes. La faune et la flore se sont alors emparés des lieux. Pour 500 vatus, cela vaut vraiment  le coup.

Ci-dessus, la plage de Millenium point avec un australien faisant de multiples clichés de sa femme.

Le « Coolidge » était un navire réhabilité pour la Seconde guerre mondiale, qui a sauté sur des mines avant de couler non loin des côtes. La faune et la flore se sont alors emparés  des lieux. Pour 500 vatus, cela vaut vraiment  le coup.
De plus, si comme nous,  vous aimez ramasser des choses atypiques, vous pourrez trouver des trésors : enfin des tessons de bouteilles de verre de la Seconde Guerre Mondiale avec le nom des villes américaines, des morceaux de porcelaine de l´époque, des fioles, et même  une cuillère et un couteau d´époque! Nous étions ravis!

Cuillère de cantinière du navire échoué récoltée sur la plage.

Bouteilles de verre de coca-cola estampillées des villes des Etats-Unis.

LE MUSÉE SOUTH PACIFIC WWII:

Nous sommes allés visiter le tout petit musée  » South Pacific WWII » qui collecte des objets de ce navire, en réalité, nous avons surtout discuter de géopolitique avec l´employée du musée qui nous avouait regretté amèrement l’indépendance du pays, comme beaucoup ici car le gouvernement du Vanuatu s’est vite détourné de l’intérêt de sa population…L’ingérence a engendré la misère et le recours à « l’aide » de pays plus ou moins éloignés sont la Chine qui en tire beaucoup de profits en contrepartie…

Je ne sais plus où on en est dans les jours car je reviens pour écrire la suite de ce périple 6 mois plus tard. Comme j’ai perdu beaucoup d’infos car mon ancien portable m’a lâché, je n’ai pas pu récupérer toutes mes notes de voyage ni même toutes les photos car à la fin il ne reconnaissait même plus la carte sim… Et je ne parle même pas des problèmes de connexion… Dans mon quartier, il me faut en général 1/2h pour charger une seule photo sur le site!

Bref, je vais donc poursuivre avec les éléments dont je me souviens car la 2e partie du voyage a vraiment été ma préférée ! Ce serait dommage de ne pas vous en faire profiter!

Le soir, nous retrouvons Zaza dans un bar / nakamal au bord de l’eau. Zaza était notre référente sur l’île de Santo pour organiser notre voyage, elle est là avec une famille de voyageurs avec lesquels nous conversons jusqu’à tard avant de manger sur le pouce dans les gargotes du marché.

Le lendemain, nous partons pour une expédition kayak sur une autre partie de l’île.

Une rivière sur la route entre Luganville et Matevulu Lodge.

Kayak au départ du Matevulu Lodge

Parmi les belles choses que nous avons pu faire sur Espirito Santo, je vous recommande la sortie kayak au Matevulu blue hole. Vous prenez les kayaks solo ou biplaces au Matevulu Lodge, un lieu très charmant dans lequel…nous n’avons pas séjourné ! Vous longez la plage du Matevulu Lodge, vous vous retrouvez au milieu de l’océan à naviguer devant des îlots sur une eau turquoise…Puis vous vous retrouvez sur un bras de rivière au coeur de la mangrove qui débouche finalement sur le fameux trou bleu, magnifique, très bien aménagé. Il pleuvait quand nous sommes arrivés et nous étions seuls puis, en même temps que le soleil, d’autres personnes sont arrivées dont un groupe de femmes très sympas que nous retrouverons par hasard à Tanna quelques jours plus tard ! Le Vanuatu est petit pour les aventuriers !

Matevulu Blue Hole

Le trou bleu de Matevulu, au milieu de la forêt, destination finale de l’expérience en kayak!

Il y a de quoi s’amuser : un tobogan et un arbre à Tarzan !

Petite pause au Matevulu Lodge

En attendant notre chauffeur, nous en profitons pour observer les pêcheurs locaux poser leurs filets, nous balader sur la plage à la recherche de quelques coquillages et nous balancer nonchalamment sur les petites balançoires pour profiter du spectacle simple de ce bleu calme absolu…

Des pêcheurs en pirogue qui posent leur filet.

Je suis bien fatiguée mais heureuse de vivre toutes ces belles aventures !

Vous avez déjà vu un chat se prélasser dans cette position?!

Étape 3 : TANNA!

Tanna, authentique et sauvage mais déjà sous l’emprise chinoise

Notre petit avion.

Arrivée sur Tanna! Nous avions réservé une cabane sur le site Airbnb, chez Robert, j’avais été assez surprise de pouvoir le faire par ce biais d’ailleurs ! Robert avait réquisitionné une voiture pour nous transporter jusqu’à son domicile à plus d’1h de route face au volcan!🌋

Sur le trajet vers la maison de Robert, notre hôte, nous faisons un arrêt rapide sur le marché et la boutique en face car ce « village » est le seul lieu pour se ravitailler. De même, c’est le seul endroit où vous pouvez retirer de l’argent, alors je vous conseille de bien réfléchir à ce dont vous avez besoin pour votre séjour sur Tanna avant de rentrer dans les terres!

Le trajet est une aventure en soi! La voiture s’engage sur des pistes tout juste défrichées puis sur du sable! Nous nous rapprochons du volcan, nous l’entendons gronder à rythme régulier et nous sentons déjà que c’est le maître des lieux et que nous sommes à sa merci, tout petits êtres humains fascinés par son intense activité !

Nous traversons des rivières au milieu d’un décor très singulier plus proche de la savane africaine que de l’Océanie !

Une fois arrivés chez Robert et sa femme dont j’ai oublié le prénom, la voiture repart et nous étions bien loin d’imaginer à ce moment-là que nous ne reverrions plus de voiture jusqu’à la fin du séjour !

Chez Robert:

La cabane dans l’arbre est sympa, j’ai le sentiment de revivre ces moments enfantins où l’on jouait dans la jolie cabane en bois que mon père nous avait fabriquée! Nous sommes vraiment tout près du volcan et de ses rugissements réguliers, comme les pulsations d’un coeur ! Nous voyons l’épaisse fumée sortir du cratère. Pas de goudron, pas de graviers, le sol c’est du sable noir volcanique! J’adore cette atmosphère authentique, paisible et envoûtante où nul ne pourrait prévoir de quoi demain sera fait!

L’entrée de l’ascension du Yasur se trouve pile en face de la maison, curieux de découvrir le spectacle au coucher du soleil, nous prenons directement les billets d’entrée au site. Nous décidons de grimper à pied, ce qui était une bonne option car nous l’avons fait seuls puisque les groupes avaient tous réservé un pick up pour s’y rendre. Honnêtement je ne sais toujours pas pourquoi personne ne choisit de marcher car le chemin étant tracé et défriché, il n’y a pas de difficulté particulière, la montée est progressive et malgré la chaleur au départ, l’ascension a été bien appréciée et assez courte ( environ 1h30).

INous attendons l’arrivée des pick up et du guide sur une sorte de plateau, nous apercevons des fumerolles un peu partout, la chaleur qu’ils dégagent est impressionnante !

Une horde de chinois ultra équipés sort des pick up et nous voilà gravissant les dernières marches accédant au cratère ! Je suis remplie d’une émotion intense car je saisi à nouveau la chance que j’ai de pouvoir réaliser cette expérience ! Et puis d’un coup, la nature nous présente son plus grand show!

Le bouillonnement puis le jaillissement de la lave dans les airs et grandiose! Je ne peux retenir des larmes d’émerveillement ! Je crois que c’est encore plus beau que ce que je pouvais imaginer!

J’ai le sentiment d’être au bout du monde en train de toucher l’inaccessible de mes yeux!

De plus, le site est très « nature », il n’y a aucune barrière de sécurité. Le guide ( en tongs) nous trace une ligne au sol avec son pied en nous disant  » here : safety line », cela nous fait beaucoup rire et nous met dans l’ambiance !

En haut, il fait vraiment très froid car le mont est fortement exposé au vent et le soleil commence à se coucher! Je faisais ma maline en brassière de sport et souriait en voyant les touristes chinois parés de coupe-vent et d’écharpes mais là j’avoue que je regrette d’avoir sous-estimé la température en haut du volcan! En même temps, comme d’habitude, personne ne nous avait communiqué l’information !

Un paysage incroyable. Une expérience inoubliable !

Cette photo me fait rire car on dirait (avec un peu d’imagination et quelques petites retouches) l’affiche d’ une James bond girl qui vient de poser une bombe! (ou d’une Jeanne Bond : à quand la version féminine du personnage ?)

Schppppprrrrr!

Show must go oooo-oooooon!!!

La nuit commence à tomber, je me gèle sérieusement les coussinets! Mais malgré mon claquement de dents ( oui oui j’en suis là !), je ne peux m’empêcher de savourer les quelques minutes où le soleil laisse place à lune en dans un décor irréel…

Le site n’est vraiment pas sécurisé donc si vous êtes une personne anxieuse, que vous avez peur pour vos enfants, mieux vaut ne pas monter au mont Yasur ou mieux, briefer vos enfants s’ils sont en âge de comprendre et surmonter vos peurs : le jeu en vaut la chandelle !

Nous sommes redescendus en pick up. Il faisait déjà nuit noire (pour rappel : la nuit tombe entre 17h en hiver et 18H30 en été par ici!) Notre hôte, Lina nous attendait pour le repas, 4 étudiants chinois venus de Sydney étaient là aussi. Ils avaient débarqués à Tanna et dans cette tribu pour « connaître ce qu’était la survie »! Je ne plaisante pas, l’un d’eux a bien prononcé ces mots! Par la suite, nous nous rendrons compte que nos cultures sont vraiment très éloignées et que les touristes chinois sont particulièrement irrespectueux et hautains envers les autochtones considérant qu’ils ont tous les droits du fait qu’ils sont « fortunés »! Par exemple : Lina s’est confiée plusieurs fois à nous pour nous raconter que ces jeunes touristes chinois, lorsqu’ils étaient arrivés avec leurs grosses valises avaient demandé à Lina de les monter de suite dans leur cabane (très haut perchée!) alors que son mari n’était pas là pour l’aider, ils n’avaient pas voulu attendre son retour et elle avait dû faire plusieurs arrêts dans les escaliers avant de monter chaque bagage tout en haut. Un autre jour, alors qu’ils rentraient de l’excursion de nuit au volcan à 5h du matin et éclataient de rire en criant sous notre cabane (j’ai failli leur balancer de l’eau sur la tête pour les calmer!), ils étaient allés à la chambre de Lina en toquant et en criant très fort « breakfast, breakfast! »… Voilà quelques petites anecdotes et nous en avons bien d’autres…

Le lendemain :

Nous avions planifié avec Robert dès notre arrivée de réserver une voiture pour nous rendre à différents sites d’intérêt sur l’île. Robert nous avait confirmé que nous aurions la voiture le lendemain et que nous devions simplement l’attendre car il serait de retour entre 8h et 9h. Nous avions dit aux personnes de la tribu que nous pouvions les déposer sur le passage s’ils avaient besoin de se rendre quelque part sur notre trajet. Comme nous avions par exemple prévu de passer sur une plage « the white sand », nous avions aussi proposé d’emmener les enfants, les mamans nous avaient remercié et nous avons donc attendu avec les enfants, qui semblaient super heureux de pouvoir sortir un peu de la forêt. Au bout d’un certain temps, Robert nous a envoyé un message pour nous dire de patienter qu’il arriverait en fin de matinée. Nous avons encore attendu en jouant avec les enfants, en leur prêtant nos hamacs mais Robert et sa voiture ne sont jamais arrivés…

Repos calme dans le hamac-moustiquaires ( ce n’est pas du tout un gadget au Vanuatu comme en Calédonie croyez-moi!). Par exemple, ici, nous avons remarqué que presque tous les enfants avaient des cicatrices sur le ventre et les jambes en raison des mouches qui viennent y pondre!!! Nous leur avons d’ailleurs laissé notre antiseptique avant de monter dans l’avion…

Les enfants ont adoré s’amuser dans le hamac, les filles dans l’un, les garçons dans l’autre! Ils riaient aux éclats et cela les a un peu consolé de ne pouvoir aller à la plage!

Le village traditionnel ( proche du mont Yasur):

Nous n’avons pas eu la voiture ni d’autres possibilités de visiter un peu l’île mais sincèrement, j’ai beaucoup relativisé, ces gens, eux, pour la plupart n’ont jamais rien vu autre chose que le sable noir de Tanna, les enfants n’ont pas l’océan ni de rivières pour se baigner, pas de vélo et si peu de jouets. Et aujourd’hui encore, ils ne feront pas la journée à la plage qu’on leur avait promise. Ça me fait un pincement au coeur, j’aurais aimé leur offrir ce petit plaisir !

Nous partons donc en plein cagnard à la recherche du « village traditionnel », à environ 1h30 ( 3h aller-retour ) de route à pied. Un pick up nous a mis dans la benne pour nous avancer jusqu’à l’entrée du sentier.

Sur ce sentier, aucun panneau indicatif, aucune vie humaine et aucun bout de case à l’horizon…Plus nous avancions, plus nous nous demandions si nous n’avions pas pris un mauvais chemin!

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